Composition du groupe
 |
Pierre FAYEMI
|
 |
Christine LAINE-BIDRON
|
Tribune d'expression libre
Janvier 2013
La démographie médicale sur notre territoire devient préoccupante. Le rapport de la DREED (Direction de la Recherche des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) estime que « 95 % de la population Française à un soin de proximité en moins de 15 minutes » et pourtant la démographie médicale est en baisse. La gestion catastrophique du Numerus clausus a conduit à une diminution du nombre de médecins. Le retour à la normale n’est pas prévu avant une vingtaine d’années. À Dourdan et dans sa région, la situation appelle des mesures d’urgences. L’un des médecins ayant une grosse clientèle, et qui voudrait partir ne trouve pas de remplaçant. Un autre a réduit ses activités pour des raisons personnelles. Quatre médecins peuvent, bientôt, faire valoir leur droit à la retraite. Un rapide constat, nous permet de dire qu’ils sont déjà débordés. Ainsi donc, sur la dizaine de médecins, la moitié va dévisser sa plaque d’ici quelques années. De nombreuses familles, surtout parmi les nouveaux arrivants, sont à la recherche d’un Médecin traitant. La surcharge administrative délirante et les tracasseries répétées de la CPAM que subissent les médecins depuis 10 ans augmentent considérablement leur journée de travail et ne leur permettent pas d’accepter d’autres patients. Cerise sur le gâteau, 40 % des médecins encore en exercice vont bientôt partir à la retraite. Cette situation laisse entrevoir une désertification prochaine de notre territoire alors que la population vieillit et que les pathologies complexes et chroniques se multiplient. Les difficultés liées aux conditions de travail, de logement et aux ressources économiques viennent aggraver cette vulnérabilité. L’Agence Régional de Santé d’Île de France (ARS) ne propose pas « de rupture réelle avec les choix antérieurs qui ont mis à mal le service public de santé et l’hôpital public ». Il est urgent d’agir Nous vous invitons à participer aux débats publics qui s’organisent un peu.
Avril 2012
Restauration Rapide ! Pour qui ? Pourquoi à Dourdan ?
Pour un prix dérisoire, le conseil Municipal, en sa séance du 31 janvier 2012 a cédé un terrain de la zone de la Gaudrée jouxtant la salle des fêtes municipale à Mc DONALD. Cette enseigne, bien connue de tous, est surtout réputée pour attirer une clientèle de jeunes qui y entraînent leurs parents. Elle a un pouvoir de communication hors du commun et un challenge commercial à nul autre pareil. Certains de vos élus se sont posé la question de cette arrivée sur Dourdan. En effet, il existe déjà dans un rayon de 30 minutes en voiture autour de Dourdan, une quinzaine de ces restaurants. Pourquoi donc un seizième ? Agressivité commerciale ? Politique d’occupation d’un créneau manquant ? Développement du commerce de la bonne bouffe avec l’éducation de mieux manger et bien ? Nous restons sur notre « faim » pour ces nombreuses interrogations ! Mais nous savons que la gastronomie française est à l’honneur pour son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture) depuis 2010. La France qui veut sauver son patrimoine gastronomique et sa cuisine en général, veut mettre en place une législation qui fera d’elle le premier pays au monde où les clients seront informés sur le contenu de leurs assiettes. L’industrie agroalimentaire, la restauration industrielle, commerciale et collective et leurs lobbies laisseront-ils faire ? Signalons que des mesures sont nécessaires sur le plan de la santé publique pour limiter le nombre d’enfants obèses et ou diabétiques du fait d’une alimentation mal surveillée par les parents et les familles. Il est de notre responsabilité d’élus, d’aider les pouvoirs publics et les autorités sanitaires du pays pour que les fonds de la Sécurité Sociale, qui est notre bien à tous, soient bien utilisés. Un autre choix était possible pour l’occupation de ce terrain. Il nous semble plus judicieux d’y créer un espace paysager pour offrir aux Dourdannais une salle des fêtes avec un cadre agréable accessible à toutes les bourses.
Avril 2011
Vous avez dit changement ? L’équipe municipale conduite par M. O. LEGOIS a commencé son mandat en mars 2008 en pointant la situation d’endettement de notre ville et en augmentant les impôts pour apurer les comptes. Que constate-t-on après 36 mois de gestion ? Que nous sommes loin du compte. Par contre nous enregistrons des changements qui interpellent. Jugez-en plutôt ! L’office du tourisme est placé désormais sous la gestion d’un EPIC. Le marché forain est repris en régie municipale. La foire ventôse est démantelée et fait l’objet d’une délégation de service public confiée à un prestataire extérieur. L’association Plein air et Loisir qui gérait la piscine et le camping est dissoute. On peut continuer la liste ! Cette frénésie du changement peut avoir 2 explications : La première, que M. LEGOIS et sa majorité veulent en finir définitivement avec ce qu’ils considèrent comme des vestiges de l’équipe sortante. La deuxième, qu’il s’agit d’une attitude assez répandue en politique, de tracer son propre sillon en effaçant les précédents. Dans ce dernier cas, que fait-on de l’avis des administrés, des élus de l’opposition, des associations et des personnes ressources ? Dans chacun des cas cités, la municipalité a fait preuve de précipitation, voire, de légèreté. La concertation et les consultations, nécessaires pour ce type de décision, ont été faites en vase clos, sans quitter le cercle d’initiés qui entoure le Maire. Nous nous sommes opposés à ses délibérations. Nous attirons l’attention des contribuables sur les dérives préjudiciables à la bonne gouvernance de la ville. Nous resterons vigilants quant aux résultats présupposés, à savoir, le désendettement de la ville et rappellerons au Maire ses promesses.
|