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Le château de Dourdan

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Accueil Culture et patrimoine Château-musée Focus : Louis-Amédée Guénée, protecteur du patrimoine de Dourdan

Focus : Louis-Amédée Guénée, protecteur du patrimoine de Dourdan

Guénée 1Qui est Louis-Amédée Guénée ? Né à Dourdan en 1802, il est fils d’un marchand drapier. Sa mère reprend le commerce après la mort en 1830 de son mari Henri Guénée. La famille loge dans la maison paternelle, sise rue de Chartres. Le recensement de 1836 indique que Louis-Amédée vit avec sa mère, son frère Jules et leur domestique Geneviève Letellier. Louis-Amédée Guénée, rentier, possède des terres et des fermes près de Garancières.

 

Guénée 5Le 24 mars 1852, le château de Dourdan est vendu. À peine quatre ans après l'abdication du roi Louis-Philippe 1er, son dernier propriétaire ! Une « bande noire », des spéculateurs, n'attendait que la démolition de la vieille bâtisse pour en tirer profit. Un citoyen de Dourdan, du nom de Louis-Amédée Guénée, très impliqué dans la vie de la commune, décide de le racheter. Il n’a pas de plan prédéfini mais son but est de sauver la vieille forteresse de la ruine. Faut-il rappeler l'état de vétusté du château après 180 ans de présence de prisonniers ? Résident non loin, Louis-Amédée Guénée regardait-il depuis ses fenêtres l’imposant donjon du château-fort construit par Philippe-Auguste ?


En 1852, Lo
uis-Amédée Guénée s’installe dans son château. Pendant onze ans, il s’emploie à le restaurer. Déblaiements, terrassements, travaux de gros œuvres sont les chantiers prioritaires. Les fossés sont rendus accessibles par un escalier côté sud-ouest. La cour d’honneur est aménagée en parc, embellie d’arbres et de massifs. Mais Louis-Amédée Guénée a le souci de garder les traces historiques datant du célèbre siège de 1591.Le nouveau propriétaire réside dans les anciens logements et bureaux de l’inspection des Eaux-et-Forêts, transférés à Rambouillet en 1848. Le château est dès lors transformé en demeure privée. Lors de récents travaux de restauration du musée, tout un décor datant de 1855, caché par une toile de jute, est réapparu. Les murs de son habitation étaient ornées de papier-peints : des « lés », à motifs d’arabesque et de fleurs, bordés d’une frise de feuillage simulant du velours. Ces panneaux étaient apposés sur des feuilles de journaux à l’en-tête du « Constitutionnel » du 12 septembre 1855. C’est grâce à cette date que l’on peut attribuer à Louis-Amédée Guénée la pose de ce décor, caractéristique des Arts décoratifs du Second Empire.

Guénée 3Guénée 4

 

Guénée 2

C’est dans ces appartements réaménagés que Louis-Amédée Guénée s’éteint le vendredi 30 janvier 1863 à 11h du soir. Un petit cercle de personnes vivait aux côtés de cet homme qui ne s’était pas marié : Adélaïde Godin, servante et couturière, Gustave Morin, jardinier, accompagné de son épouse et leur petite Apolline âgée de deux ans. Par testament, Louis-Amédée Guénée laisse le château à son cousin Louis-Jacques Guyot, père de Joseph Guyot. 
Louis-Amédée Guénée n’est pas uniquement propriétaire terrien. L’homme est un citoyen actif et bienfaiteur de la ville. Il est membre du Conseil d’administration de l’hôpital et du Bureau de Bienfaisance (situés alors à l’hôtel-Dieu). Il laisse par testament près de 100 000 francs destinés aux œuvres charitables. La restauration de l’église, l’entretien des chemins ruraux, la création d’un lavoir municipal font partie du programme réalisé grâce au soutien financier de ce donateur. Ses largesses ne se limitent pas aux seuls aménagements urbains mais touchent à l’action sociale, notamment le secours aux malades, des aides aux écoles appelées « Legs Guénée ». 

L’épitaphe de sa pierre tombale au cimetière de Dourdan encore bien visible de nos jours est un témoin émouvant de la relation profonde de Louis-Amédée Guénée envers son frère ainsi que de son implication à l’échelon communal. Le nom de la rue menant à la gare perpétue le souvenir de cet homme généreux et protecteur du patrimoine de Dourdan.